Énoncé — Examen national 2013
Session ordinaire — Sciences Mathématiques A/B — Traduction française
Compétences et points clés
Le national SM ordinaire 2013 lie une nouvelle loi de composition à un modèle algébrique connu, puis développe complexes, arithmétique et analyse. Dans le problème, les propriétés d’une fonction sont réutilisées pour encadrer et faire converger une suite.
Prérequis à revoir : stabilité, associativité et homomorphismes; raisonnement par récurrence, monotonie et bornes; continuité sur un segment et dérivabilité.
Rappels de cours utiles
Lois de composition et groupes. Vérifier d’abord que la loi reste dans l’ensemble considéré et qu’elle est bien définie. Un groupe exige associativité, élément neutre et symétrique pour chaque élément. Le neutre dépend de la loi : il n’est pas automatiquement le nombre zéro ou le nombre un. Un isomorphisme demande aussi la bijectivité.
Suite récurrente et convergence. Une récurrence exige une initialisation et une hérédité. Pour une suite définie par une fonction, un intervalle stable aide à garantir l’existence des termes et leurs bornes. Une suite croissante et majorée, ou décroissante et minorée, converge. L’équation vérifiée par sa limite ne s’utilise qu’après cette justification et le contrôle de la continuité.
Théorème des accroissements finis. Le TAF demande une fonction continue sur un segment et dérivable à son intérieur. Il relie une pente de sécante à un nombre dérivé en un point intérieur. Pour obtenir un encadrement, contrôler les valeurs de la dérivée sur tout l’intervalle utilisé.
Méthode d’entraînement sur ce sujet
Identifier le neutre de chaque loi au lieu de lui attribuer le rôle du zéro usuel. Pour la suite, démontrer d’abord que les termes restent dans l’intervalle annoncé. La majoration de la dérivée sert ensuite à contrôler l’écart à la limite ; conserver ce résultat pour la dernière partie.
Filière : Sciences Mathématiques A et B — Traduction française
Matière : Mathématiques
Durée : 4h
Coefficient : 9
Total : 20 points
La durée de l’épreuve est de 4 heures. L’épreuve comporte trois exercices et un problème indépendants deux à deux. Les exercices et le problème peuvent être traités selon l’ordre choisi par le candidat. L’usage de la couleur rouge n’est pas permis.
Sujet officiel au format PDF :
Vous pouvez consulter l’énoncé officiel en PDF à partir du lien suivant :
Accès détaillé aux questions
Composantes du sujet
| Partie | Domaine | Points |
|---|---|---|
| Exercice 1 | Structures algébriques | 3,5 points |
| Exercice 2 | Nombres complexes | 3,5 points |
| Exercice 3 | Arithmétique | 3 points |
| Problème | Analyse | 10 points |
Exercice 1 — Structures algébriques — 3,5 points
On rappelle que \((\mathbb R,+,\times)\) est un anneau commutatif, unitaire et intègre.
1) On munit \(\mathbb R\) de la loi de composition interne \(*\) définie par :
\[ \forall(x,y)\in\mathbb R^2,\qquad x*y=x+y-2 \]2) On munit \(\mathbb R\) de la loi de composition interne \(T\) définie par :
\[ \forall(x,y)\in\mathbb R^2,\qquad xTy=xy-2x-2y+6 \]et on considère l’application \(f\) de \(\mathbb R\) dans \(\mathbb R\) définie par :
\[ \forall x\in\mathbb R,\qquad f(x)=x+2 \]Exercice 2 — Nombres complexes — 3,5 points
Partie I
Soit \(a\) un nombre complexe non nul. Soit, dans l’ensemble \(\mathbb C\), l’équation d’inconnue \(z\) :
\[ (E):\quad 2z^2-(3+i\sqrt3)az+(1+i\sqrt3)a^2=0 \]Partie II
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct \((O,\vec u,\vec v)\).
On considère les points \(A\), \(B\) et \(M\) d’affixes respectives :
\[ a,\qquad b=ae^{i\frac{\pi}{3}},\qquad z \]Soit \(r\) la rotation de centre \(M\) et d’angle \(\dfrac{\pi}{3}\).
On pose :
\[ A_1=r^{-1}(A)\qquad\text{et}\qquad B_1=r(B) \]\(r^{-1}\) désigne la rotation réciproque de \(r\).
Soient \(a_1\) et \(b_1\) les affixes respectives de \(A_1\) et \(B_1\).
3) On suppose que \(M\neq A\) et \(M\neq B\).
Exercice 3 — Arithmétique — 3 points
L’objectif de l’exercice est de chercher les entiers naturels \(n\) strictement supérieurs à \(1\) et qui vérifient la propriété suivante :
\[ (R):\quad 3^n-2^n\equiv0\ [n] \]1) On suppose que \(n\) vérifie la propriété \((R)\), et soit \(p\) le plus petit diviseur premier positif de \(n\).
Problème — Analyse — 10 points
On considère la fonction numérique \(h\) définie sur l’intervalle \([1,+\infty[\) par :
\[ h(1)=1 \]et :
\[ \forall x>1,\qquad h(x)=\frac{x-1}{x\ln x} \]Première partie
Deuxième partie
On considère la fonction numérique \(g\) définie sur l’intervalle \([1,+\infty[\) par :
\[ g(1)=\ln2 \]et :
\[ \forall x>1,\qquad g(x)=\int_x^{x^2}\frac{1}{\sqrt t\ln t}\,dt \]Soit \((C)\) la courbe représentative de la fonction \(g\) dans un repère orthonormé \((O,\vec i,\vec j)\).
Troisième partie
II) On considère la suite numérique \((u_n)_{n\geq0}\) définie par :
\[ 1\leq u_0\lt\alpha \qquad\text{et}\qquad \forall n\geq0,\qquad u_{n+1}=1+g(u_n) \]FIN DE L’ÉNONCÉ — EXAMEN NATIONAL 2013 SESSION ORDINAIRE — SCIENCES MATHÉMATIQUES
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